A Port-au-Prince Espoir sans Frontières est en lien
avec Les Salésiennes de Don Bosco

Depuis son origine, dès 1991, Espoir sans Frontières a tissé des liens forts et actifs avec la Congrégation des Soeurs Salésiennes de Don Bosco. Leur vocation commune de favoriser la scolarisation des enfants issus des quartiers précaires a permis de créer ensemble, et de par le monde,  un vaste réseau de parrainages individuels mettant en relation élèves à scolariser et familles françaises désirant les aider.

Présentes en Haïti, c'est  tout naturellement qu'Espoir sans Frontières a proposé ses services à Soeur Marie-Claire Jean, Provinciale haïtienne. Le principe des Parrainages individuels et collectifs d'enfants victimes du séïsme a été d'emblée retenu.

Espoir sans Frontières se tient à votre disposition pour vous présenter les 50 premiers dossiers de jeunes orphelins et enfants en situation de très grande précarité à soutenir financièrement par le biais d'une prise en charge mensuelle défiscalisable de 23 euros et psychologiquement par l'échange de correspondances .


Extraits des nouvelles de Vilma,
en mission d'évaluation de la situation à Port-au-Prince

Rome, le 05 mars 2010

La situation en Haiti, d'un côté s'organise un peu plus, de l'autre n'évolue pas: les soeurs me disaient hier au téléphone qu'aucune décision gouvernementale n'a été prise au sujet de la reconstruction....
Pour les dossiers de Parrainage des enfants j'avais contacté les Soeurs en leur demandant de préparer les dossier à remettre à Sr Yvonne lors de sa visite dans quelques jours. Je crois qu'elles vont bien faire cela car il est dans leur
intérêt et dans l'intérêt des enfants.
Merci beaucoup pour votre disponibilité.
Bien à vous

Rome, le 18 février 2010

Me voici de retour le dimanche 14 février. Je voulais vous appeler plus vite mais la tâche est importante. La situation là-bas est si apocalyptique qu'elle ne peut être décrite. En ce qui nous concerne, nous avons actuellement 15 000 réfugiés à charge et une incapacité totale à faire face malgré le dévouement hors norme et le dénuement de nos Soeurs locales. Nous ne connaissons pas l'origine de cet afflux, mais par tradition dans les catastrophes, les victimes se rendent vers les Institutions religieuses qui pourraient leur apporter secours. Malheureusement dans ce cas précis, nous n'avons même plus l'aide du Plan Alimentaire Mondial que nous recevons pourtant traditionnellement. C'est la débrouille. Le dernier repas était constitué d'un peu de légumes arrosés de jus de poisson. Et c'était le dernier faute de finances. J'ai pu cependant laisser en partant le montant des différentes collectes d'Italie, car nous n'avons pas non plus la capacité d'adresser des fonds. Aussi, Soeur Yvonne qui se rendra sur place entre les 12 et 24 mars prochains apportera à son tour un nouveau financement. On pourra faire de même pendant un certain temps, ou par le biais des Soeurs de St Domingue qui leur apporteront lorsque vous aurez mis en place le système des parrainages.
La seule relation avec nos Soeurs est un cellulaire et je vais les appeler maintenant pour leur demander de préparer des dossiers conformes à votre fiche de parrainage, pour les 45 enfants que nous connaissons en énorme difficulté et que nous avons transférés de Port au Prince vers l'une de nos écoles située à 120 km sur le plateau et qui a pu rouvrir ce matin.
Il faut être patients. Tout est tellement effroyable et compliqué. La situation est insoutenable. Nos Soeurs "craquent" mais se ressaisissent par nécessité.
On a besoin de Vous. Surtout aidez-nous et dites-nous aussi si vous pouvez nous aider à acheter de la nourriture.

Haïti le 07 février 2010

Dans la banlieue de Port-au-Prince, où sont nos deux maisons : Thorland et le noviciat, il y avait 48 écoles : il en reste quatre habitables, y compris la nôtre. En parcourant les rues, nous rencontrons une multitude de personnes, fatiguées, nerveuses, se déplaçant comme un fleuve, en quête de nourriture, en essayant de trouver les lieux de distribution. C'est une véritable lutte pour la survie, parce-que l'aide est infiniment inférieure aux besoins. Les tentes ont surgi spontanément dans les rares espaces disponibles : places, jardins, cours, et donnent l'impression de camps de réfugiés de masse. Pratiquement personne ne dort dans la maison. Après 19 heures, il devient impossible de circuler dans les rues.
A chaque coin il ya des signes du drame. Des gens sont encore enfouis. Il n'y aura donc pas de sépulture. Le deuil dans cette circonstance n'est pas possible et rend plus difficile l'intégration de la tragédie.

Nos maisons qui sont dans des zones sans danger d'effondrement accueillent des milliers de personnes : 7000 pour Thorland, mais le soir, au moins un millier d'autres se glissent à travers les tentes et dorment sur l'herbe. Mais les Soeurs et les Frères sont en mesure de gérer des lignes interminables de personnes.

Nos deux écoles primaires et secondaires ont été endommagées mais l'école sera probablement ré-ouverte et pas seulement pour nos élèves car nous devons aider les enfants. Dans la maison voisine, les Salésiens accueillent environ 5000 réfugiés. Malheureusement, leurs structures sont en ruines.
Les distributions des denrées alimentaires ne sont pas couvertes par l'organisation, alors nous ne le faisons que par l'ingéniosité et l'expertise de la sœur de Soeur Silvia, qui remue les politiciens et la société pour nourrir tant de gens.

Environ 600 familles ont trouvé un espace dans la cour de la Cité Militaire communautaire où nos installations sont assez bien conservées. Domicile et locaux disponibles sont devenus le centre de collecte de l'aide envoyée directement aux sœurs, en particulier de Santo Domingo, mais aussi de Puerto Rico et ensuite triées dans nos propres communautés et les communautés des salésiens. La communauté "Cité Soleil" dans un quartier de taudis très difficile, ne dispose pas d'espace pour accueillir. La maison est petite et nécessite des réparations

Pétion Ville est certainement la communauté la plus touchée, avec l'effondrement de la maison des sœurs et les grandes pertes subies dans la grande école de 2000 élèves qui a besoin d'être démolie. Trois soeurs étaient à la maison lors du tremblement de terre, comme Sœur Mathilde qui a été blessée, et sauvée par deux jeunes garçons de l'école qui ont courageusement grimpé sur les débris pour l'aider.
Les groupes d'enfants, les enseignants et les autres sœurs étaient encore à l'école, mais miraculeusement ils ont réussi à s'échapper entre chutes et débris.

La maison provinciale est bien gardée et est devenue un véritable point de référence, non seulement pour les gens du quartier qui tirent partie des distributions organisées par des religieuses, mais aussi pour les sœurs venant d'autres congrégations. Une sœur piégée par des débris et grièvement blessée est traitée dans notre maison ainsi que d'autres de diverses congrégations. Quatre Volontaires venant de Puerto Rico et des États-Unis offrent leurs services très apprécié.

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