Haïti retour de mission

Port au Prince  - 12 au 19 mai 2010 -
Parrainages des Enfants

Quatre mois après le séisme qui a détruit la capitale et une partie du pays situé sur la zone de faille, à quelle terrible réalité allons-nous être confrontés ?

A notre arrivée à l’aéroport, les chauffeurs de taxis et bagagistes se pressent vers les visiteurs mais repartent bredouilles : depuis le 12 janvier on ne vient plus en touriste en Haïti. Les visiteurs sont en très grande majorité des humanitaires qui ont déjà leur « comité d’accueil »

Dans les rues où nous circulons à bord du véhicule des Soeurs Salésiennes, des bâtiments effondrés nous laissent à peine le passage. Partout la foule est dense. Les petits marchands des rues, à la recherche de coins ombragés, ont installé leurs étals près des pancartes indiquant « DANGER »
Des centaines de milliers de personnes vivent sous toile, le plus souvent en plein soleil (il fait 40°) dans des conditions sanitaires effroyables. Les espaces publics sont tous envahis. Le ramassage des ordures ménagères est irrégulier : les déchets s’entassent et cohabitent dans les marchés avec les étals de fruits et légumes.

    

Quatre mois après le séisme, aucun signe de reconstruction. Nous croisons quelques équipes de jeunes rémunérés par le programme « Cash for Work » qui travaillent au déblayage des décombres. Tout se fait à la main, aucune machine…

Au passage, Soeur Bernadette, notre Soeur salésienne haïtienne responsable des parrainages, nous désigne un bâtiment écroulé : « il y avait à l’heure où s’est produit le séisme environ 200 personnes dans ce supermarché, elles sont toujours dessous …).

La maison provinciale des Soeurs où nous sommes hébergés, a été épargnée. Conjugué à la gentillesse de l’accueil, cet endroit est véritablement « un paradis au milieu de l’enfer ». Médecins du Monde y a installé quelques tentes près du portail d’entrée et reçoivent chaque jour en consultation la population sinistrée.…

Cette maison héberge une cinquantaine de fillettes orphelines. Nous les avons trouvées très épanouies, bien soignées et très bien organisées. Elles suivent pour la plupart des cours de danse dans une école privée, offerts par la première dame du pays . C’est une véritable aubaine car ce type d’activité aurait été financièrement inaccessible à ces fillettes qui nous ont fait lors d’une soirée, démonstration de leurs talents. 

Pendant 9 jours, Soeur Bernadette va nous guider, nous faire visiter les écoles qu’elles gèrent et rencontrer les enseignants.
L’école Marie Auxiliatrice étant totalement effondrée, les cours se poursuivent chaque jour en plein air sous des bâches et ce jusqu’à 13 heures afin d’éviter aux élèves les moments les plus chauds de la journée. Sourires et encore sourires…

Sans le sourire, les Haïtiens disent que la vie disparaîtrait du pays. La vie continue avec courage et foi dans l’avenir. Les soeurs salésiennes ont dû accueillir de nombreux enfants provenant d’écoles effondrées aux alentours.

Durant notre séjour, nous visiterons aussi Soeur Jeannette et les enfants parrainés de Cité Soleil. Dans ce bidonville de 350000 habitants, les conditions de vie, hygiène et de sécurité étaient déjà effroyables avant le séisme. Les criminels et voyous qui se sont évadés lors de l’écroulement de la prison de Port au Prince y sont désormais réfugiés. Dans ce bidonville, la police n’entre pas…

Lors de notre première visite, beaucoup d’enfants parrainés sont absents. Lors de l’appel des absents les petits camarades crient en choeur « malade ». Soeur Jeannette explique qu’ils sont couramment victimes de fièvres. Nous les retrouverons tous au complet lors de notre deuxième passage.

                                                                     

Beaucoup d’enfants sont traumatisés par le séisme : Magdala, bousculée par un char de l’ONU a eu l’épaule cassée, King Nixon petit garçon de 5 ans a perdu ses parents…

Plus que jamais, nous prenons conscience de l’importance de notre programme de parrainages.
« Je vous assure que le parrainage est l'une des plus belles manières de venir en aide aux nécessiteux pour le futur de ce pays.    Soeur Bernadette».

Une quarantaine de nouveaux dossiers d’enfants à parrainer nous sont remis. C’est animés par une ferme volonté de tout mettre en oeuvre à notre retour en France pour leur trouver de nouveaux parrains que nous quitterons Port au Prince le 19 mai.

Jean Rabel - 19 au 27 mai 2010
Projet artistique soutien psychologique


C'est avec MAKAYA , petite association humanitaire née du mariage d’une jeune française et de Tatis, peintre bien connu dans son pays, que nous avons choisi d’aider Haïti.

Notre action se situe à Jean Rabel, au nord ouest du pays dans une région considérée comme l’ une des plus pauvres du pays, sans eau courante, sans électricité, donc pas de communication. On y arrive par des routes complètement défoncées…
Jean Rabel ce village de 12000 habitants a vu sa population augmentée par le retour massif de sinistrés de Port Au Prince et les habitants ont tous perdu un parent, un ami, ou quelqu’un de leur connaissance.

C’est sur le Soutien Psychologique et Social que nous avons choisi de les aider par le biais d’actions culturelles et de loisirs. Permettre à la population jeune de surmonter ses traumatismes et se réinventer un avenir en se retrouvant ensemble autour d’ ateliers de Peinture, de Sculpture, de Théâtre, de Musique et d’Artisanat. Les jeunes nous ont d’ailleurs offert un concert avec beaucoup de professionnalisme      

                                                         

Notre action d’appui et de conseil les a aidés à consolider ce qui était déjà en place et a facilité le démarrage de certaines activités : le but étant à terme une totale AUTOGESTION.
Un coordinateur et un conseil d’administration très engagés sont déjà en place. MAKAYA est un lieu respecté, ouvert, où les jeunes se retrouvent pour partager.

Les différentes collectes que nous avons faites au profit de MAKAYA ont servi :
- à l’achat de fournitures (pinceaux, peinture…) pour l’atelier peinture.
- à l’achat d’outils pour l’atelier sculpture
- à l’achat d’un lecteur DVD pour rassembler les jeunes autour d’un film (là-bas, pas de télévision, pas de cinéma...)
- à l’achat d’un panneau solaire. Celui-ci n’est pas suffisant, il y a de nombreuses coupures de courant et le relais par le groupe électrogène est coûteux en carburant

Nous avons assisté aux cours donnés gratuitement par Tatis. De 8 à 20 enfants et adolescents viennent apprendre à dessiner 3 ou 4 fois par semaine. Il y a quelques toiles de ces « artistes en herbe » qui sont exposées dans cette salle et que vous pouvez acheter 5 euros. Cet argent sera versé directement aux enfants.

Nous sommes revenus de cette mission conscients que notre engagement auprès de MAKAYA était un bon choix. Mais ils ont encore besoin de notre soutien pour consolider le projet et surtout le pérenniser.

Ces jeunes, qui sont venus très souvent nous rencontrer ont une grande soif d’apprendre, de se reconstruire, de croire en leur avenir. Il est pourtant difficile de décrire la très grande pauvreté du pays et l’immobilisme que cela génère…
Puissions-nous continuer à les soutenir pour les soulager un peu de leurs traumatismes.

                                          

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